Al Hoceima, 08 mai 2013 L’écosystème marin de la méditerranée est dotée d’une richesse unique, mais qui reste très fragile en même temps, ce qui exige une gestion avertie des stocks marins, a affirmé, mercredi à Al Hoceima, le président de l’Association de gestion intégrée des ressources (AGIR), Houssine Nibani.

Plusieurs pratiques nuisent à l’écosystème dans la côte méditerranéenne, en particulier près d’Al Hoceima, tels que le chalutage illégal, la pêche des poissons de taille minima (juvéniles) en utilisant des filets à très petites mailles et l’utilisation de la TNT, un constat qui implique de redoubler d’efforts pour veiller à la préservation de cet écosystème, a souligné M. Nibani en marge d’une journée de recherche et de planification participative pour la gestion responsable des aires marines dédiées aux activités de pêche artisanale au sein de la méditerranée marocaine.

La gestion des aires marines d’Al Hoceima doit reposer sur une approche participative entre les différents intervenants du secteur, à savoir les autorités, les départements de tutelle, les professionnels et les acteurs associatifs, a signalé M. Nibani, ajoutant que cette journée a connu la participation d’environ 90 pêcheurs venus de toute la méditerranée marocaine, de Saidia jusqu’à M’diq.

Cette journée d’études vise à diminuer la pression subie par le stock de poissons à cause de certaines pratiques de pêche et démontrer l’importance de l’application de la réglementation de l’activité de pêche artisanale, a-t-il dit, soulignant que les pêcheurs artisans commencent à prendre conscience de l’intérêt des formations qui permettent d’optimiser leur productivité tout en assurant une meilleure gestion environnementale.

De son côté, le directeur provincial des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification à Al Hoceima, Edoiyer Abdelaziz, a noté que la biodiversité dans cette région est confrontée à plusieurs problèmes liés à la surexploitation et à l’utilisation de moyens illégaux de pêche, soulignant la nécessité de trouver un terrain d’entente entre toutes les parties concernées pour mettre en place une stratégie locale dont l’objectif est de valoriser les ressources halieutiques et garantir leur viabilité pour les générations futures.

Pour sa part, M.Abdelhadi Bennis,membre du comité national de la conservation de la nature (UICN),  a mis l’accent sur la nécessité d’adopter une approche basée sur le développement durable dans la mise en œuvre des projets de gestion environnementale, soulignant que la communication et la mise à contribution de tous les intervenants du secteur constitue une condition sine qua none dans l’aboutissement de n’importe quel projet Cette journée a été organisée par l’Association de gestion intégrée des ressources (AGIR) en partenariat avec la Fondation MAVA pour la nature et le Fonds pour l’environnement mondial.

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